
’esprit de ce site est de présenter au public une activité historico-scientifique qui se déroule aujourd’hui dans le département des Alpes de Haute-Provence. Il traite d’une histoire d’astronomes amateurs rassemblés par leur passion autour d’un instrument unique au monde : la lunette du Père Josset. Les informations délivrées ici sont toutes authentiques, vérifiées et publiées sous ma seule et totale responsabilité en tant que propriétaire, exploitant privé de la lunette, auteur de ce site réalisé par un amateur. Toutes les anecdotes manquantes vous seront présentées et commentées lors de votre visite in situ, à Puimichel, à l’Observatoire de l’Alifant. D ans les parties descriptives du texte, vous rencontrerez régulièrement quelques superlatifs que certains d’entre vous pourront trouver exagérés. Sachez que je parle de la 230 de façon extrêmement détachée car ce n’est pas moi qui l’ai fait construire, ce n’est pas moi qui l’ai restaurée. Je me contente de décrire des sensations personnelles qu’il n’appartient qu’à vous de venir connaître, découvrir. Il n‘est fait ici l’apologie de personne. Je cite des gens et qualifie leur intervention en des termes qui m’appartiennent. Je ne pratique absolument pas le culte de la personne, je suis simplement reconnaissant des capacités, du rôle, de l’importance, du travail, de l’implication de chacun dans cette merveilleuse aventure et ne me gêne pas pour complimenter ou critiquer tel ou telle chose, personne. J’ai toujours agit comme cela, ce qui me vaut très souvent des inimitiés. Cela m’est totalement indifférent. Je suis un libre penseur et tiens à le rester. Je vous souhaite à tous une excellente lecture et vous attends quelque part, en Provence, pour toucher et admirer avec moi, la lumière des étoiles.
Etat d'esprit - Objectifs

’idée première remonte à 1997 et consistait à créer un gîte aux étoiles dans le quart sud-est. Il m’est très vite apparu qu’il était impossible de mener de front une activité astronomique et une activité d’hébergement. L’aspect pécuniaire a également été responsable de l’abandon de l’idée de gîte !!!!! J’ai donc alors recentré le projet initial sur un observatoire privé s’appuyant sur un hébergement local, réalisé et géré par des professionnels. J’ai voulu créer l’endroit que j’aurais aimé trouver quand j’étais adolescent pour aller passer trois jours (ou plus !!!!!!) sous les étoiles. Un site, météorologiquement bon, un parc instrumental vraiment sérieux, des instruments puissants, de très bonne qualité et, donc, un hébergement professionnel à proximité. En outre, en grande partie à cause de la forte personnalité de la 230, de son histoire, de son allure très “vernienne”, j’ai décidé de recréer autant que possible le cadre de sa naissance. Je me suis donc attaché à présenter un observatoire astronomique privé anglais de la fin du 19ème siècle. Le lecteur perspicace que vous êtes aura noté que la 230 est totalement du 20ème et non du 19ème : ceci est une réalité historique non contestable. Cela étant, un petit aparté sur la génèse de la 230 vous fera comprendre mon état d’esprit et le rattachement au 19ème. La couleur philosophique de mon observatoire est donc très imprégnée par la culture anglaise et plus précisement la période 1890/1930… À ceux que cette couleur pourrait faire reculer, j’indique que le grand âge de la 230 ne l’empêche pas le moins du monde d’être, à l’heure actuelle, l’un des instruments les plus performants ouvert au public : pointage totalement automatique par ordinateur (MCMT 3), imagerie CCD avec la caméra SBIG ST 11000 etc… En outre, la lunette est un régal pour l’observation visuelle, car l’objectif est d’une qualité exceptionnelle, rarement atteinte aujourd’hui par les instruments d’amateur de quelque provenance et types qu’ils soient (voir page “Tests et examens optiques”). Pour les “aficionados”, le pointage aux cercles ou aux chercheurs est tout à fait possible. La magie de ce tube démesurément long pointant le ciel sur un fond de voie lactée procure à l’observateur un vrai frisson de bonheur, le transporte à une autre époque. Il est difficile d’imaginer ce que représente pour un simple amateur de se retrouver un jour propriétaire d’un tel instrument, au passé merveilleux. Pensez donc, un instrument d’exception, rêvé en 1885, construit en 1930, et qui ressort en 2006, plus performant encore… Une histoire qui s’étale sur trois siècles pour un engin qui n’a que 76 ans !!!!!! La restauration de la lunette a été un véritable challenge, notamment technologique. Pour passer derrière un Manent ou un Cooke, il faut quelqu’un qui présente une certaine maîtrise. Il n’y a pas de place ici pour l’approximatif, le “peut-être”, le “on verra bien”. J’ai trouvé la bonne personne, un véritable mécanicien dans l’âme, qui a apprécié la qualité du travail de Manent et qui l’a très souvent reproduit quand il a été nécessaire de le faire. Pour Serge Deconihout, une fois les plans dessinés, il faut trois ans à un compagnon pour réaliser une telle pièce. Aucune erreur de conception, un choix des matériaux particulièrement avisé, une architecture générale hors pair, un équilibrage esthétique hors du commun font de cette lunette un engin véritablement unique au monde, tout à fait hors du commun. Enfin, pour clore ce chapître, le but est bien sûr de faire découvrir le ciel à tous à travers la 230. L’observatoire est donc ouvert au public et aux amateurs, débutants ou confirmés moyennant un droit d’entrée (cet observatoire est ma seule source de revenus).
ne visite, un séjour à l’observatoire de l’Alifant doit être pour chacun un moment inoubliable, tant du point de vue historique que du point de vue astronomique.